Un autre poids à enlever

Vainqueur de son premier match face au Paris SG (2) (1-0) samedi dernier à la Frontière, le FC Saint-Louis Neuweg a renoué avec un succès à domicile qui le fuyait depuis novembre dernier. Ce soir (18 h) à Belfort, les Ludoviciens peuvent enchaîner un deuxième succès de rang, ce qui ne leur est plus arrivé depuis décembre.

Même s’ils ont fêté leur succès face au Paris SG (2) avec retenue et humilité - puisqu’il « ne s’agit que d’un match de CFA (désormais appelé National 2) au même titre que les 29 autres qu’il nous reste à disputer », comme le soulignait le milieu de terrain Marc Kalenga après la rencontre -, les Ludoviciens étaient tout de même soulagés d’un poids samedi dernier après l’ouverture de la saison. Eux qui ne parvenaient plus à gagner sur leur pelouse depuis 259 jours ont renoué avec le succès de belle manière, en pratiquant un football intéressant, face à un adversaire de prestige avec des jeunes internationaux français et devant plus de 600 spectateurs.

« Remporter ce premier match nous tenait à cœur parce que c’était une belle affiche, que ça faisait trop longtemps qu’on n’avait plus gagné chez nous et aussi parce que nous avons joué devant trois fois plus de supporters que d’habitude » , souriait Kalenga, avant de se tourner immédiatement vers la prochaine rencontre qui attend les siens. « On ne va pas rester là-dessus car un nouveau gros client nous attend à Belfort (face à l’ASMB). Ce sera un petit derby et l’occasion pour nous d’enchaîner après cette première victoire. Ça nous ferait encore plus de bien. »

Enchaîner, le FC Saint-Louis Neuweg en a perdu l’habitude. Auteurs d’une bien triste deuxième partie de saison (3 victoires, 3 nuls et 8 défaites) lors du précédent exercice qu’ils ont bouclé par cinq défaites sur les six derniers matchs, les Frontaliers ne sont parvenus qu’une seule fois à ne pas perdre après un succès (Ndlr : victoire 1-0 à Chasselay le 11 mars, puis nul 0-0 face à Reims le 15 mars). Pour retrouver trace de deux succès de rang des coéquipiers du défenseur Mathieu Saidou, il faut remonter au 10 décembre dernier. Ils étaient allés battre Andrézieux (0-2) deux semaines après le fameux dernier (jusqu’à samedi dernier) succès au stade de la Frontière contre Montceau (3-1).

« Même si du côté des joueurs tout le monde ne connaissait pas forcément la date de notre dernière victoire à la maison, on savait que ça faisait une éternité, reconnaît le défenseur. Mais, le fait de ne pas enchaîner deux victoires, quand on est concentré sur le terrain et notre saison, on n’y pense pas vraiment, on ne s’en rend pas forcément compte puisqu’il faut vite tourner la page après un revers. Pourtant, enchaîner deux ou trois succès est essentiel dans une saison pour avancer et faire mieux que la précédente, ce que nous visons. Si, ramener un nul de Belfort serait sans doute une belle performance, on va tenter de débuter notre saison par deux victoires et ainsi effacer cette autre mauvaise série, celle du double succès qui nous fuit depuis bien trop longtemps. »

En remettant leurs statistiques au vert, les joueurs du coach Vincent Rychen feraient le plein de confiance et pourraient ensuite aborder sereinement trois rendez-vous avec des équipes a priori à leur portée (Raon l'Etape, Yzeure et Schiltigheim). Mais avant cela et après la réception des doublures du PSG, il faudra donc se frotter à une nouvelle équipe armée pour lutter en haut du tableau.

« Belfort tombe de National 1 et a gardé de bons joueurs. Ils ont acquis l’expérience d’un niveau supérieur au nôtre » , analyse Saidou. Habitué à évoluer au poste d’arrière latéral, il a dû dépanner dans l’axe face au PSG (2) suite aux problèmes de dos de Fadel Niang. En fonction de l’état de santé de son coéquipier, il pourrait rester en charnière centrale. « Si l’entraîneur a besoin de moi dans l’axe de la défense, j’y jouerai volontiers. Chacun doit se mettre au service du collectif. En face, il y aura des joueurs réputés costauds physiquement, il ne faudra pas se demander si le poste nous correspond ou pas, simplement rentrer dans le match pour ne pas se laisser piéger. »

 

Source : L'Alsace