À côté de leurs crampons

Au terme d’une partie insipide et d’une rare tristesse, le FC Saint-Louis Neuweg a concédé hier soir, face à Villefranche, une défaite logique (0-1). Une maladresse défensive à l’abord du dernier quart d’heure aura été fatale à des Ludoviciens qui ne méritaient franchement pas mieux.

Au regard de la prestation indigeste proposée durant 90 minutes, les Ludoviciens auraient été tout heureux de se contenter du partage des points à domicile, hier, face à une équipe de Villefranche pas beaucoup plus inspirée, mais moins fébrile et surtout plus volontaire dans les zones de vérité. Incapable de produire du jeu, de se projeter vers l’avant, voire même de se créer une seule véritable occasion nette, Saint-Louis est retombé dans ses travers.

Le début de partie laissait pourtant entrevoir une certaine envie, à l’image de cette percée de Diampo Sengele côté gauche, conclue par une tentative de Camara non cadrée (4e ), ou de cette reprise instantanée de Bidouzo qui elle aussi fuyait le cadre (19e ). C’était maigre, et c’était vraiment tout ce qu’il y avait à se mettre sous la dent côté Alsacien.

Devant l’apathie grandissante de leurs hôtes, les Caladois se risquaient à sortir doucement de leur moitié de terrain, même si eux aussi n’étaient pas dans un grand soir. Blanc (25e ) et Benedick (37e ) tentaient timidement leur chance, mais ne parvenaient pas à mettre en danger Idir qui, comme son homologue Rhodanien, n’aura pas eu à réaliser le moindre arrêt durant le premier acte.

La deuxième période allait confirmer les difficultés Ludoviciennes à se montrer dangereux. Au contraire, ce sont les Caladois qui prenaient le jeu à leur compte. Par trois fois, Idir sauvait les siens en sortant parfaitement devant Benedick (50e ), en se couchant sur un tir écrasé de Jean Baptiste (53e ), puis en repoussant du pied une nouvelle tentative de Benedick (59e ), très remuant sur le front de l’attaque hier soir. Saint-Louis essayait bien de réagir, mais Bidouzo ratait le cadre (59e ) et Célestine manquait lui aussi d’adresse dans un angle fermé (67e ).

Villefranche redoublait d’efforts et profitait d’une mésentente Alsacienne pour prendre les devants. Sur une passe en retrait mal assurée de Kalenga, Gisselbrecht était pris à contre-pied. En embuscade, Quarshie filait au but pour ajuster Idir du plat du pied et punir des Ludoviciens hagards, qui ne parviendront jamais à recoller au score (77e ). Fataliste, Vincent Rychen ne pouvait que constater les dégâts à l’issue de la rencontre.

« Ce soir, on a fait un mauvais match, constatait le coach frontalier. Après une entame cohérente, Villefranche a su inverser la tendance en deuxième mi-temps et avoir la possession du ballon. On leur donne le but sur une erreur de notre part, mais on était déjà sur le reculoir à ce moment-là. On a eu du mal à garder le ballon, et lorsqu’il n’y a pas de relais, pas de point d’appui, c’est difficile. La saison sera longue, il y a aura encore des moments délicats, donc c’est à nous de progresser individuellement et collectivement pour être plus efficace dans les deux surfaces. Maintenant, on va analyser et essayer de corriger le tir pour rebondir face à Epinal, un autre gros morceau, samedi prochain. »

 

Source : L'Alsace.