Rychen : "La marche était trop haute"

Vincent Rychen, l’entraîneur du FC Saint-Louis Neuweg, était capitaine lors du premier duel avec Sochaux en Coupe de France, en 32e de finale le 23 janvier 2010. Avant leurs retrouvailles demain (16 h) au stade de la Frontière, il n’a rien oublié de ce premier duel perdu 1-0.

Il s’en souvient comme si c’était hier. Le 23 janvier 2010, Vincent Rychen, capitaine du FC Saint-Louis Neuweg, affrontait le FC Sochaux-Montbéliard, pensionnaire de la Ligue 1, en 32e de finale de la Coupe de France, au stade Joseph Biechlin d’Illzach, vu que le stade de la Frontière n’était alors pas encore homologué pour accueillir plus de 750 spectateurs. Les Sochaliens avaient fait le travail pour s’imposer 1-0 grâce à un but de leur avant-centre Sloan Privat à la demi-heure de jeu.

« Dans une carrière, il y a des matches que l’on n’oublie pas , souligne celui qui est désormais l’entraîneur de l’équipe frontalière, qui accueillera demain après-midi (16 h), dans son stade, les Francs-Comtois au 8e tour de la Coupe de France. Celui-ci en fait partie. Un amateur n’a pas tous les jours la chance d’affronter une formation de l’élite. En plus, je savais que c’était ma dernière saison en tant que joueur et qu’il y avait de fortes probabilités que c’était le dernier match de Coupe de France de ma carrière ».

Avant d’évoquer le terrain, Vincent Rychen n’a rien oublié de tout ce qui s’est passé autour de l’organisation de cette rencontre. Ce match aurait dû avoir lieu le 9 janvier. Les bénévoles des clubs d’Illzach et de Saint-Louis avaient réalisé un boulot extraordinaire pour déblayer la neige qui était tombée sur le Haut-Rhin. Pourtant, Tony Chapron, l’arbitre désigné pour la rencontre, avait pris la décision de remettre la rencontre en foulant la pelouse sur quelques mètres. « Nous étions encore à Saint-Louis lorsque la décision est tombée , raconte l’ancien capitaine. Nous sommes quand même allés à Illzach pour aider les bénévoles à distribuer les sandwichs préparés, ranger le matériel. La déception était énorme pour tous les gens qui s’étaient dévoués pour nous. Il y avait eu une débauche d’énergie formidable. D’ailleurs, il ne faut pas se leurrer, deux semaines plus tard, même s’il n’y avait plus de neige, le terrain était tout aussi difficile. On sait ce que sont les hivers dans la région ».

Le 23 janvier, Saint-Louis affronte enfin Sochaux, avec quatre divisions d’écart à gommer. « Nous avons passé notre temps à défendre , rigole le technicien frontalier. À la fin du match, nous étions vraiment lessivés, mais avec le sentiment du devoir accompli. Nous avons beaucoup couru, beaucoup souffert, mais ça valait le coup, car nous sommes quand même parvenus à faire douter un petit peu les pros. Nous n’avons jamais été ridicules, nous étions à la hauteur de ce rendez-vous ».

Vincent Rychen a gardé en mémoire toutes les péripéties de cette rencontre et est capable de citer tous les acteurs, un par un, des deux côtés du terrain. « Sochaux avait une belle équipe, un mélange de joueurs expérimentés et de jeunes talents, comme Boudebouz, Dalmat, Privat ou Bréchet. Ils ont été très sérieux. Sur le but, Dalmat a éliminé trois ou quatre joueurs, puis a adressé le centre en retrait parfait et Privat n’a plus eu qu’à pousser le ballon au fond des filets. Nous ne sommes quasiment jamais allés dans leur surface. Mais je me souviens très bien qu’Anatole, à peine entré en jeu, a eu un face-à-face à jouer avec Dreyer et qu’il a mis le ballon à côté à un quart d’heure de la fin. Notre chance était passée, mais la marche était alors trop haute pour nous ». Alors qu’il n’y a désormais plus que deux divisions d’écart qui séparent les deux équipes, le sera-t-elle tout autant demain après-midi ?

 

Source : L'Alsace.