Garos l'indispensable

 

Débarqué il y a un an et demi de Saint-Dié, Mickaël Garos est bien vite devenu un élément clé du dispositif de Vincent Rychen.

Suspendu face à Lunéville il y a deux semaines, il sera de retour sur la pelouse demain pour tenter d’éliminer Epinal, et ainsi rejoindre l’Olympique Lyonnais au tour suivant. Samedi dernier, c’est de façon plutôt détendue que le milieu offensif ludovicien a appris le report de la rencontre du 8 e tour face à Épinal, en raison des fortes chutes de neige. « La semaine s’était déroulée comme d’habitude, on a fait ce qu’on avait à faire à l’entraînement tout en sachant qu’il y avait un risque de report. Il n’a pas neigé de la semaine, et vendredi on ne voyait plus rien. On savait qu’avec 2 ou 3 cm, on pouvait jouer. Mais là, ce n’était pas possible. Ce n’est pas plus mal, car cela n’aurait vraiment pas été facile pour les deux équipes. Avec la neige et le froid, le risque de blessure est plus fort qu’en début de saison. Et pour le spectacle également, cela n’aurait pas été pareil. »
Mickaël Garos et ses coéquipiers ont donc bénéficié d’un long week-end de trois jours avant de reprendre le chemin de la salle de musculation mardi matin, puis l’entraînement dans la soirée. Forcément, l’occasion se présentait de revenir sur le tirage au sort qui avait eu lieu la veille du côté de Reims, et qui pourrait offrir un fabuleux cadeau de Noël à Saint-Louis en cas de qualification face à Épinal. « On en a parlé entre joueurs, tout le monde est content d’avoir tiré Lyon. Personnellement, je trouve que c’est bien de connaître l’adversaire à l’avance. Dans les têtes, on va être plus fort pour essayer d’accrocher la qualification face à Épinal. C’est le rêve de tout joueur d’affronter une équipe de L1, même si pour moi, ce sera un match comme un autre. »
L’ex-déodatien préfère donc garder les pieds sur terre et ne pas s’enflammer, car plus dure pourrait être la chute si l’aventure prenait fin ce week-end. « Épinal sera motivé aussi. C’est vraiment dans les deux sens. Si on perd, on sera forcément très déçu, car on sait qu’on aura loupé l’occasion de jouer face à Lyon. » Tout le monde l’a bien compris, affronter le tenant du titre rhodanien se mérite. Pour cela, Saint-Louis devra reproduire l’exploit réalisé face au Gazélec d’Ajaccio au 7 e tour et se sublimer pour renverser, cette fois-ci, deux divisions d’écart. Mickaël Garos s’attend une fois encore à une rude opposition : « Je ne connais pas plus que cela l’équipe d’Épinal. Je sais qu’ils ont perdu des joueurs et que l’effectif a pas mal bougé. C’est leur deuxième saison en National et c’est toujours la plus dure quand on monte d’un niveau. On s’attend à subir, car ça joue bien au ballon. Le Gazélec m’avait impressionné, car même réduit à dix, la différence ne s’était pas vue. »
Demain, Saint-Louis aura grand besoin de son meneur de jeu, déjà auteur de quatre réalisations en neuf matches de championnat, dont un formidable triplé face à Belfort Sud en début de saison, pour oublier la récente défaite face à Lunéville où son absence a fait terriblement défaut. « C’était un match piège, comme la saison dernière où on gagnait contre les gros et on perdait des points face aux plus mal classés. Je ne pense pas que ça aurait changé grand-chose si j’avais été là, mais une chose est sûre, cela n’était pas facile de voir les copains perdre ce match. » Face aux Spinaliens, il aura à charge de mener à bien les offensives ludoviciennes, avec pour seul mot d’ordre la qualification. L’octuple champion de France et tenant de la Coupe de France, avec « ses grands noms Gourcuff, Gomis et Lisandro », comme aime à le rappeler Mickaël Garos, attend les Ludoviciens au bout du chemin.

Source : DNA
Photo : L'Alsace