Un bon derby pour commencer l'année

Depuis le début de saison, Olivier Laurent (à dr.) et sa défense ont fait de Saint-Louis une formation difficile à manœuvrer. Mais l’ASIM arrive aujourd’hui pour bousculer son hôte. Photo D. Szuster

 

On pouvait difficilement rêver mieux pour la reprise du CFA 2. Ce soir, Saint-Louis/ Neuweg accueille, à 17 h au stade de la Frontière, son voisin de l’ASIM pour un derby qui promet !

Les vacances sont terminées, et le quotidien revient en force pour Saint-Louis et l’ASIM avec un derby en guise de reprise pour ces deux gros calibres du CFA 2. Entre des Ludoviciens 5 es, avec un match en moins (la rencontre à Saint-Pryvé se disputera le 26 janvier prochain) et toujours au contact des leaders (à cinq points de Dijon II), et des Illzachois 4 es et sacrément solides depuis le début de la saison, la 12 e journée s’annonce comme un vrai rendez-vous.

Si, sur le papier, on ne pouvait espérer plus belle confrontation pour démarrer l’année, on semble un peu plus mitigé sur le terrain, surtout côté illzachois. « Ce derby arrive peut-être un peu tôt, glisse d’entrée le technicien de l’ASIM Xavier Demuth. Repartir sur un derby après trois semaines sans compétition, ce n’est jamais évident. Même si ce genre de match est toujours intéressant à jouer. » Vincent Rychen, son homologue ludovicien, voit, lui, plutôt d’un bon œil une reprise aussi musclée : « Je trouve que c’est une bonne chose de redémarrer ainsi, surtout sur notre terrain. La motivation vient d’elle-même, les joueurs se connaissent et le public aura droit à une belle rencontre. »

Un sentiment réunit cependant les entraîneurs : « Ce derby se jouera à peu de chose. » Car les deux formations ont des arguments à faire valoir. Et c’est à celui qui fera sauter le premier le verrou de l’autre. Saint-Louis est tout simplement l’équipe la plus hermétique du CFA2 : six buts en dix rencontres. À l’opposé de l’ASIM qui a déjà craqué à 16 reprises : « Oui, on a pris 16 buts, mais sur peu de matches, nuance Demuth qui fait référence au 6-1 encaissé face à une réserve troyenne gavée de pros et au 4-1 subi à Épernay. Les circonstances n’avaient pas joué en notre faveur sur ces deux matches mais pour le reste, on a su tenir et l’assise défensive est là. »

Ce sera tout sauf un luxe pour contenir des attaquants ludoviciens qui, à défaut d’être hyperprolifiques cette saison (14 buts), représentent une menace constante par leur vitesse d’exécution. Entre Feghoul, Anatole, Lux et Degretre, le danger vient de partout… et au grand galop. « Il faudra retrouver le rythme, c’est évident », poursuit Demuth qui devra se passer des services de Gilles Mastroianni, victime d’une pubalgie. « C’est une absence de taille, mais j’ai plusieurs options pour le remplacer. Mettre un milieu défensif de plus, un attaquant supplémentaire… le choix est large. » Mais il n’en dira pas plus.

Malgré cette absence, l’ASIM n’en représente pas moins un dangereux adversaire pour Vincent Rychen, privé lui de Samir Nouicer (suspendu) : « Elle fait un bien meilleur début de saison que l’an passé. Les Illzachois sont costauds, disciplinés, c’est une équipe mature et expérimentée. La dimension athlétique sera capitale et les organismes vont souffrir sur cette rencontre. Il faudra tenir, gérer au mieux les temps forts et faibles. »

Malgré des objectifs diamétralement opposés - « rester au contact des équipes de tête » pour Rychen, « assurer un maintien aussi rapide que possible » pour Demuth -, les deux équipes chercheront par tous les moyens à forcer la décision. Ces dernières années, chacun a eu son mot à dire : « C’est chacun son tour, oui, rigole Rychen. Il y a deux ans, l’ASIM nous avait battus trois fois (championnat et Coupe de France) , l’an passé, on s’est imposé à Illzach. J ’espère juste que 2013 sera encore notre année. » Pas sûr qu’on pense la même chose dans la banlieue mulhousienne.

 

Source : L'Alsace