ENTRETIEN AVEC JOEL LUKUIKILU ET LAURA MANCINELLI : ÉDUCATEURS U15

Alors que les entraînements sont pour l’instant maintenus malgré les mesures sanitaires en vigueur en avril 2021, nous avons rencontré le duo Joel et Laura qui encadre l’équipe U15 des Reds.

Bonjour, pouvez-vous vous présenter ?

Joël : Je m’appelle Joël LUKUIKILU, j’ai 29 ans, je suis éducateur à Saint-Louis de la catégorie U 15 depuis maintenant 3 ans et de la formation des gardiens de but. Je suis arrivé au club en 2018 après un court passage à Mulhouse. Je suis originaire de la région parisienne.

Laura : Bonjour je m’appelle Laura MANCINELLI, j’ai 39 ans. Native de Saint-Louis, j’ai déménagé dans le sondgau en 2011. Je suis revenue à St-Louis en décembre 2019.

Pouvez-vous nous présenter votre équipe ?

J.L: Dans mon groupe il y a au total 16 joueurs, et dans le staff nous sommes 3, moi, Laura et Matteo et parfois quand ils le peuvent je reçois ponctuellement l’aide de Kevin qui est un gardien que je forme aussi et qui lui s’occupe des gardiennes de la section féminine et Tarek un ancien jeune séniors du club qui s’avère très bon dans ce rôle d’éducateur.

L.M : Nous formons une bonne team et on a une super cohésion dans le groupe ! Les enfants savent être à l’écoute et nous de ce fait on peut de temps en temps être plus cool et se permettre des moments plus détente.

J.L : Et sans manquer de respect à mes anciens joueurs, il s’agit du groupe au plus grand potentiel que j’ai eu. Dans le groupe on rigole beaucoup on se charrie énormément, en fait j’essaye tout simplement de faire en sorte qu’ils s’amusent en permanence et que l’entraînement soit le plus ludique possible tout en y mettant de l’exigence.

Pourquoi formez-vous un bon duo tous les deux ?

J.L : Un bon duo… ce serai plus à ceux qui le pense de répondre à cette question.(rires) Tout ce que je sais c’est que l’on s’entend bien, elle m’aide dans beaucoup de choses, elle apporte un autre point de vue et du coup on peut travailler sous différents angles. Ensuite je pense que notre bonne entente se reflète sur notre travail tout simplement et que quoi que l’on puisse faire pour ces jeunes on y met tout simplement du cœur.

L.M : Je pense que le fait qu’une femme intègre l’équipe ouvre de nouveaux horizons. C’est une expérience nouvelle pour Joël je pense. J’ai baigné dans ce monde du foot amateur entre mon père, mon frère et mes enfants. Aujourd’hui j’apprends aux côtés de ce club et de Joël et Matthéo.

Comment avais-tu vécu la fin de saison passée ?

J.L : Ça été long, très long. J’ai eu la chance d’être en formation pour mon BMF du coup j’avais encore un lien social avec les gens à travers la caméra de mon pc, mais le terrain me manquait énormément. J’ai scruté la moindre occasion de pouvoir retourner sur les terrains et dès le 15 juillet c’est ce que j’ai fait.

L.M : Pour moi c’était assez bizarre. Je venais d’emménager sur Saint-Louis. Je venais de vivre un changement de club puis à peine arrivée le COVID stoppe tout et nous n’avions plus de matchs, ni d’entraînements. J’étais dégoûtée.

T’attendais-tu à un tel scénario en début de saison 2020-2021 ?

J.L : Pas du tout, je pensais vraiment que tout cela était derrière nous et que les choses s’arrangeraient. Je travaille dans une école et quand je vois les conditions dans lesquelles ils se retrouvent, je ne comprends vraiment pas pourquoi 16 gamins sur un terrain de foot ne pourraient faire ce qu’ils aiment …

L.M : Mais qui aurait pu s’y attendre ?! Encore aujourd’hui nous ne savons pas où on va.

Comment peut-on être motivé par un football sans compétitions ? Comment motive-t-on son groupe ?

J.L : On trouve des stratagèmes, des jeux, on essaye de divertir au maximum les jeunes, après tout est dans le discours que l’on porte. Si l’on tient un discours ou l’on porte tout sur la compétition et les matchs alors oui on crée de la frustration mais si on arrive à leur faire comprendre que l’entraînement est la clé de tout et que l’importance du travail repose dessus alors vous verrez qu’il n’y aucun problème. On est des compétiteurs mais à cet âge tout ne réside pas que là-dessus.

L.M : Pour dire vrai c’est dur personnellement ! Quant à nos petits on essaye de leur donner des challenges et de poursuivre notre projet. On prend tous les entraînements possibles. De plus j’en vois pas mal au collège donc j’arrive à plus ou moins maintenir le contact avec eux.

Quels sont vos objectifs pour une saison incertaine comme celle-ci ?

J.L : Que mes joueurs puissent recevoir la totalité de leur formation d’ici la fin de la saison.

Au-delà du football, vous accompagnez vos joueurs sur des projets éducatifs. D’où vous vient cette idée d’amener autre chose que du football aux jeunes ?

J.L : Je pense que c’est le fruit de ma formation au BMF, c’est ce que l’on nous a appris. Aujourd’hui, je sais que l’on peut mêler le football à plein d’autres activités que l’on peut réaliser sous forme de projet. Après, je fais beaucoup les choses au feeling quand j’ai une idée si elle est réalisable, je le fais.

L.M : J‘aide Joël dans ses idées et je soutiens à 100 % ! C’est bien de savoir aller au-delà du football pour bâtir ensemble des projets éducatifs.

Quel est le projet de cette année ?

L.M : Cette année le projet porte sur une websérie du groupe. Dans les vestiaires, pendant les entraînements ou les matchs.

J.L : le but est d’améliorer leur expression orale et leur posture devant un public. Malheureusement sans séances, impossible d’avoir du contenu donc actuellement le projet est en stand-by.

Vous est-il déjà arrivé de vous inspirer des éducateurs que vous avez pu avoir plus jeune ? Si oui, pour quelles raisons ?

J.L : Non, pas vraiment. Je ne m’inspire pas mais cependant, je pense que certains on eut un impact sur ma méthodologie et ma pédagogie. Vous savez il y a des coachs qui ont pris du temps pour moi et aujourd’hui j’ai repris cette chose-là, je sais que pour un joueur progresse il faut que son éducateur ait du temps pour lui. Ce n’est jamais facile mais il faut toujours penser que ce sont des humains que l’on à en face et qu’il faut garder un lien social avec son joueur.

L.M : Je ne faisais pas de foot mais de la gymnastique ! Mais effectivement, j’ai beaucoup appris de mes anciens entraîneurs.

Qu’est-ce que tu aimes au FC Saint-Louis Neuweg ?

J.L : Ça reste un club assez social où tout le monde se connaît. J’ai reçu beaucoup de soutien de la part de parents de joueurs, de dirigeants et puis j’ai pu aussi me faire quelques amis donc oui ce côté familial est ce que je retiens du club.

L.M : Je suis arrivée au club en décembre 2019 et la conjoncture actuelle m’a empêché de partager beaucoup avec le club. Je vous répondrai dans quelque temps. (rires)

Qu’est-ce que tu améliorerais au club ?

J.L : Je dirai le dynamisme, en tout cas j’apporterai le mien auprès des jeunes du club par différentes actions.

L.M : J‘ai été surprise de voir que c’est le club qui fournit les goûters. Pourquoi ne pas faire participer les parents ? Où faire des collectes de crampons ?

Enfin, que peut-on-t-on se souhaiter pour le reste de la saison ?

J.L : Que l’on puisse reprendre le football et la fin de la saison avec pour arriver au bout de nos objectifs.

L.M : Tout ce que je souhaite c’est de revoir mes petits sur le terrain ! Même si çava être très compliqué !

Nous remercions Joël et Laura pour le temps accordé.

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